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Raw

Ajouter un effet rayon de soleil à vos photos d'intérieur

Quand on connait l’importance d’une bonne photographie dans une annonce immobilière (voir notre précédent article) mais que malgré toutes nos incantations le soleil n’a vraiment pas voulu venir à notre rendez-vous, on aimerait bien pouvoir en rajouter soi-même via quelques effets magiques « rayons de soleil »! Ce serait l’idéal pour encourager nos clients potentiels, qui eux aussi sont probablement en manque de soleil, à venir visiter notre magnifique bien immobilier… Mais comment faire?

Il existe quelques méthodes qui permettent de rajouter un effet rayon de soleil mais le résultat n’est pas toujours au rendez-vous ou alors le niveau de complexité est tel qu’il faut être un véritable expert en retouche photographique.

La méthode mise au point ci-dessous me paraît relativement facile pour un résultat assez satisfaisant grâce en grande partie à l’utilisation du logiciel Rays de Digital Film Tools. Ce logiciel est disponible en plugin Photoshop/Aperture/Lightroom (50$ ou gratuit à l’essai) ou encore de manière indépendante sur l’App Store Mac à seulement 9,99€ (une très bonne affaire) mais aussi sur l’App Store iPhone/iPad à seulement 0,99€!

1) Prise de la photo d’intérieur

La photo ci-dessous a été prise une fin d’après-midi d’hiver (février) par temps pluvieux. Pour garantir par la suite le bon traitement de l’image, il est important de réunir les conditions techniques suivantes :

Format de l’image en RAW et non en JPEG (voir notre article « Les formats RAW et JPEG ») afin de pouvoir jouer au mieux par la suite sur l’exposition, éventuellement aussi sur la balance des blancs et surtout ne pas avoir trop de grains sur la photo.

Réglage de l’ISO sur 100, toujours dans l’optique d’obtenir moins de grains sur l’image.

– Privilégiez une faible ouverture (c’est à dire un « f » élevé affiché sur votre appareil étant donné le rapport « 1/f ») afin d’avoir une profondeur de champ maximale et une meilleure netteté des sujets proches et éloignés (f=14 dans le cas présent).

Utilisez un trépied pour éviter de bouger l’appareil photo car le temps de pose sera forcément plus long (3 secondes dans notre cas).

Evitez d’allumer trop de lumières à l’intérieur de la pièce, d’après nos tests c’est plus fastidieux à traiter par la suite et le résultat est généralement un peu moins bon.

Photo originale sans rayons de soleil

 2) Correction logicielle de l’exposition de votre photo

A l’aide de votre logiciel de retouche photo préféré (Photoshop, Lightroom, DxO Optics Pro…), corrigez manuellement l’exposition de votre photo afin d’éclaircir suffisamment la pièce (ci-dessous, compensation de l’exposition +1,5 avec DxO Optics Pro).

photo-interieur-originale-sans-rayon-soleil-correction-exposition

3) Ajout des rayons de soleil avec le logiciel Rays

A l’aide du logiciel Rays de Digital Film Tools, ajoutez l’effet rayon de soleil désiré. Les petites imperfections qui peuvent apparaître pourront éventuellement être corrigées assez facilement par la suite. Le plus important ici est de placer convenablement la source lumineuse afin que les rayons de soleils soient le plus naturel possible. De notre cas il s’agit de placer la source lumineuse afin qu’elle puisse convenablement accentuer les faibles traces de lumière déjà existantes sur le parquet.

ajouter un effet rayon de soleil avec Rays

On note quelques petits effets indésirables de lumières générés automatiquement au niveau du mur à l’extrême droite (les rayons auraient dû s’arrêter juste avant au niveau du rebord) ainsi que de légers effets au niveau du plafonnier suspendu (à sa gauche). Si on est un peu pointilleux, on peut facilement y remédier avec par exemple Photoshop : il suffit de mettre la photo avant l’ajout de rayons de soleil en calque d’arrière plan et la photo avec rayons au dessus du calque afin d’effacer la partie que l’on souhaite voir disparaitre (avec un masque de fusion c’est encore plus simple).

corriger effet rayon de soleil photo

Et voici l’effet de rayon de soleil appliqué sur notre photo :

Effet rayon de soleil ajouté sur la photo d'intérieur

4) Derniers petits réglages facultatifs

Maintenant que vous avez votre photo avec les rayons de soleil, vous pouvez réaliser quelques derniers petits ajustements afin d’essayer de la rendre encore un peu plus réaliste, par exemple un peu plus nette et un peu plus contrastée. Soit avec votre logiciel de retouche habituel, soit avec l’un des nombreux excellents logiciels gratuits (ou presque) disponibles tel que Great Photo Pro, Snapseed, FX Photo Studio, Intensify, Fotor…

Voici un exemple de réglage avec Snapseed (disponible gratuitement sur IOS, Androïd et via Google+) :

– Augmentation de la netteté et de la structure pour un effet un peu plus tranchant :

reglage 1 effet rayon de soleil

– Augmentation du contraste pour un effet un peu plus… contrasté :

reglage 2 effet rayon de soleil

Afin d’obtenir la photo finale suivante :

Résultat final ajout effet rayon de soleil sur photo immobilier intérieur

J’espère que notre didacticiel ne vous a pas paru trop compliqué et que vous pourrez facilement le reproduire sur vos propres photos. Si vous avez d’autres astuces, remarques ou conseils pouvant nous aider à améliorer l’effet rayon de soleil à l’intérieur d’une pièce, n’hésitez pas à nous partager votre expérience, merci!

A lire également : Astuces techniques pour une photo grand-angle réussie

 

 

time-laps-immobilier

Voici ce qui pourait se faire de mieux en matière de présentation immobilière, une vidéo avec des séquences en time-lapse. Habituellement réservée pour des scènes de paysages (voir par exemple 4 vidéos paradisiaques filmées avec un grand-angle), la technique du time-lapse (intervalle de temps en Français) consiste à créer une vidéo à partir d’une grande quantité de photos prises d’un même endroit et à un intervalle de temps précis allant de quelques secondes à plusieurs minutes. Les photos ainsi montées en 24 images/seconde permettent de créer une vidéo ou tout se déroule en accéléré avec des détails surprenants.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce genre de vidéo n’est donc pas issu d’une camera qui a tourné pendant plusieurs heures puis accélérée au montage mais c’est bien l’oeuvre d’un appareil photo numérique. A prix équivalent, on obtient une image de meilleure qualité (meilleur capteur) qu’avec une caméra vidéo et le fait de pouvoir jouer avec les poses longues pour chaque image permet de révéler des détails qu’il serait impossibles à « filmer » autrement : vue derrière une fenêtre, étoiles dans le ciel, détails des nuages… Le fait que l’on peut aussi retoucher avec précision ses photos par la suite (au format RAW de préférence) améliore également la qualité de son film.

L’inconvénient de cette technique reste certainement qu’elle est longue à mettre en place en plus de son matériel qui peut s’avérer couteux. C’est pour cela sans doute que l’on a que trop peu l’occasion d’en voir dans l’immobilier mais il n’empêche que si vous avez besoin de mettre un bien exceptionnel en avant, de manière originale et inhabituelle, l’avantage concurentiel de pouvoir présenter celui-ci dans son environnement vivant (lever du soleil, tombée de la nuit, vie de famille dans le salon ou la cuisine…) devient énorme! De quoi mettre ses concurrents potentiels KO!

Je vous laisse découvrir (en HD de préférence) un exemple étonnant de vidéo immobilière réalisé en time-lapse, produit par Joel Schat, Paul Donnett et Daniel Gogolin (de la société Timedrops Media qui n’existe malheureusement plus) :

Ci-dessous une galerie photo qui vous donnera un aperçu de la manière dont cette vidéo a été réalisée et avec quel type de matériel :

Quel est votre avis sur cette technique appliquée dans l’immobilier? Connaissez-vous des professionnels équipés pour la mettre en pratique? Avez-vous d’autres vidéos dans le style à nous partager? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience dans les commentaires.

objectif grand-angle RAW ou JPEG

Le format RAW est le format « brut » du fichier numérique dans lequel un capteur d’appareil photo enregistre ses informations issues de la transformation du signal lumineux traversant l’objectif.  Chaque appareil photographique ou logiciel a son propre algorithme de développement qui permet à partir de ces données au format RAW de restituer l’image et les couleurs.

Le format JPEG est le format le plus courant d’enregistrement de photos. Il est proposé par tous les appareils, c’est le fichier final issu de l’ensemble des algorithmes de développement à partir du fichier RAW, suivi d’une phase de compression. Cette compression diminue la taille du fichier mais engendre également la perte de certaines informations. Ces informations perdues ne sont plus récupérables une fois le fichier au format RAW effacé.

La plupart des bons appareils photos vous permettent de conserver l’enregistrement du fichier au format RAW. Si vous choisissez cette option, un fichier JPEG sera également systématiquement enregistré et inclus dans le fichier RAW, avec le même algorithme que si vous aviez choisi le format JPEG, mais il ne sera utilisé que pour l’affichage de l’image sur l’écran de votre appareil photo ou pour la miniature de la photo dans votre ordinateur. Certains appareils offrent également la possibilité d’enregistrer les 2 formats de fichier simultanément (RAW + JPEG).

Pour les professionnels de la photo, il est très important de bien conserver vos fichiers RAW : non seulement ils sont plus efficaces pour travailler les retouches mais aussi comme les algorithmes évoluent constamment vous serez peut-être capables d’en extraire demain des détails encore inaccessibles aujourd’hui.

Les 3 principaux avantages du fichier au format RAW :

  1.  Meilleure exposition : pour les hautes et les basses lumières, le fichier RAW permettra de récupérer des détails que l’on aurait cru perdus sur le fichier JPEG. Cela permet dans certain cas d’obtenir parfois un résultat similaire à la photographie HDR.
  2. Choix permanent de sa balance des blancs : avec le fichier RAW, vous conservez la possibilité de régler la balance des blancs exactement comme s’il s’agissait d’un réglage boîtier (Lumière du jour, Nuageux, Tungstène, etc.). Sur sur une image JPEG, si vous modifiez la température globale de l’image le résultat sera de moindre qualité.
  3. Une image avec moins de bruit : la suppression du bruit est bien plus efficace en RAW qu’en JPEG grâce aux nombreuses informations contenues dans le fichier d’origine et à la puissance de traitement des logiciels de retouches photo.

Les 3 principaux avantages du fichier JPEG :

  1. Les fichiers sont de plus petites tailles : grâce à la compression vous mettez au minimum 4 fois plus de photos sur votre carte que de photos au format RAW. Les retouches photos nécessitent moins de ressources informatiques et le nombre de photos pouvant être prises en mode rafale par votre appareil est généralement plus grand.
  2. C’est un format universel : il est lu par tous les logiciels de retouche photo et les appareils numériques. Elles sont immédiatement partageables (email, tirage de vos photos par internet, Facebook…).
  3. Les images sont déjà traitées numériquement :  pour rendre les photos immédiatement exploitables, l’appareil photo procède à une légère optimisation des images afin de les rendre plus séduisantes. 

Le choix entre ces 2 formats dépendra donc surtout de vos priorités par rapport à vos besoins photographiques.

 

objectif grand-angle HDR

La photographie HDR, abréviation de « High Dynamic Range », est un ensemble de techniques permettant de dépasser les limites des appareils photographiques afin de créer des images à plus large plage dynamique, c’est-à-dire avec plus de détails entre les zones les plus sombres et les zones les plus claires.

L’œil humain possède une plus grande plage dynamique que celle des capteurs ou pellicules de nos appareils photo, c’est pourquoi on est souvent déçu par une photo comportants d’importants écarts d’ombre et de lumière : on y perd une série de détails que l’on pouvait pourtant distinguer sur place.  Mais grâce à la technique HDR, nous pouvons obtenir une photo très proche de la scène que nous voyons.

Dans l’exemple ci-dessous, une photo non HDR à gauche et son équivalent HDR à droite

comparaison-photo-normale-et-photo-hdr

Comparativement avec la photo normale, sur la photo HDR on distingue plus de nuances dans les zones claires (nuages) ainsi que dans les zones sombres (arbres).

On constate sur la photographie normale un écart de luminosité important entre les arbres et le ciel. Etant donné sa plage dynamique limitée, l’appareil photo a dû faire un compromis pour exposer convenablement l’ensemble de scène. Il a choisi d’éliminer des détails dans les zones les plus claires (sur-exposées) et dans les zones les plus sombres (sous-exposées). Les nuages sont plus blancs et moins contrasté, on y retrouve même de nombreuses « zones cramées » dans lesquelles il n’y a plus d’autres informations qu’un « trou blanc ». Si l’appareil photo avait voulu conserver plus de détails dans les nuages, il aurait dû le faire au détriment des zones sombres et l’on distinguerait encore moins de détails dans les arbres. Voilà pourquoi, sur certaines photos on se retrouve parfois avec un ciel tout blanc alors qu’il était pourtant bien bleu.

Pour réaliser une photographie HDR avec tous les éléments de la scène correctement exposés, il faut apporter plus d’informations sur les zones sombres et les zones claires. Cela se fait par l’apport de photos sous-exposées et sur-exposées qui vont être combinées en une seule photo. On peut réaliser autant de photos que nécessaire pour capturer tous les tons sombres et les tons clairs. Techniquement, pour réaliser une photo HDR, il faut donc prendre le meilleur de plusieurs photos exposées différemment.

Voici les 3 clichés qui ont permis d’obtenir la photo HDR :

assemblage-photo-hdr

La première a été volontairement sous-exposée (à-1,3) afin de conserver le détail des zones claires. Il n’y a pas de « zones cramées » mais on ne distingue rien dans les arbres. La seconde est celle qui est exposée normalement (la non HDR avec laquelle on compare la photo HDR) et la troisième est celle qui a été sur-exposée (à+1,3) afin de conserver le détail des zones sombres. On y distingue pas mal de « zones cramées » parmi les nuages.

A qui s’adresse la photographie HDR?

La photographie HDR d’adresse à tous les amateurs de photographie mais pour photographier des sujets relativement immobiles étant donné que minimum 3 photos doivent se « superposer ». Elle fait la joie de nombreux artistes de par ses nombreux filtres très variés (réalistes, impressionnistes,…) pouvant être appliqués lors de la conversion en HDR. Les architectes et les agents immobiliers en sont également partisans afin de présenter leur bien dans les meilleurs conditions de luminosité, cela leur permets par exemple de distinguer une scène extérieure (jardin) au travers la fenêtre d’une pièce intérieure qui est moins bien éclairée.

2 possibilités s’offrent à vous pour commencer la photographie en HDR :

  1. Configurer votre appareil photo sur le mode HDR : il prendra lui même 3 photos (ou plus) les unes à la suite des autres qui seront fusionnées selon son algorithme pour en faire une seule HDR.
  2. Prendre vous même les photos exposées différemment (avec le mode bracketing par exemple) et les assembler pour en faire une photo HDR avec l’un des nombreux logiciels spécialisées (Photomatix Pro, Fusion HDR Pro pour Photoshop, Luminance HDR…)

Pour conclure, quelques conseils pour bien débuter en HDR :

  1. Prenez vos photos à l’aide d’un trépied en utilisant le retardateur ou à défaut un bon appui afin d’obtenir des images ayant exactement le même cadrage
  2. Prenez vos photos rapidement les unes après les autres afin d’éviter tout changement de scène (lumière, sujet en déplacement…)
  3. Prenez vos photos en conservant la même ouverture (mode Av sur de nombreux reflex) pour ne pas faire varier la profondeur de champ sur les différentes images qui vont composer votre photo HDR.
  4. Si vous travailler avec un trépied, régler la sensibilité de l’appareil à 100 ISO afin de minimiser le bruit car les algorithmes de montage HDR sont souvent déjà générateurs de bruit.
  5. Prenez vos photos en RAW et non en Jpeg : les photos en RAW (sans compression) vous permettrons d’affiner vos paramètres au développement avant de lancer le processus HDR, notament au niveau de la balance des blancs.

Et une dernière astuce…

Il n’est pas possible de prendre un photo HDR d’un sujet trop en mouvement mais à condition de prendre votre photo au format RAW, certain filtres post-traitement (Photoshop, DxO Optics Pro,…) pourront vous procurer un résultat parfois très similaire.

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