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Immobilier

Gagnez jusqu'à 10.000 euros avec vos photos immobilières

Redfin Research a publié une étude très intéressante sur la qualité des photographies dans les annonces immobilières aux Etats-Unis. Les analystes ont comparé le taux de réussite à la vente pour les maisons photographiées professionnellement avec un appareil photo reflex numérique (DSLR) par rapport à celles photographiées avec un appareil photo compact de type amateur. Voici les 2 principales conclusions :

1) Des photos de qualité professionnelle peuvent augmenter le prix vendu du bien jusqu’à 10.000 euros

gain d'argent grâce aux photographies professionnelles

Le graphique ci-dessous nous montre que l’on peut gagner jusqu’à 10.000 euros (11.200 $ soit plus précisément 10.299 € au taux de change de ce jour) sur les biens dont le prix de vente se situe entre 368.000 € et 460.000 € (400.000 $ et 499.999 $). Dans ce cas précis, cela représente un bonus de près de 3% du prix de vente par rapport a un bien identique mais qui serait annoncé avec des photos amateurs.

2) Des photos de qualité professionnelle permettent de vendre plus rapidement le bien

Vendre plus rapidement avec des photos immobilières  professionnelles

Le graphique ci-dessous analyse la probabilité de vendre le bien dans les 6 mois. Pour les maisons dans la gamme de prix des 368.000 euros (400.000 $), celles photographiées professionnellement ont 18% de chance en plus d’être vendues par rapport à celles qui ont des photographies amateurs car elles se vendent en moyenne 21 jours plus vite (voir graphique ci-dessous).

vendre plus rapidement avec des photos pro grand angle immobilier

 

Que penser de cette étude?

Bien que l’on constate effectivement sur le terrain qu’il est plus facile de vendre un bien qui a des photographies de bonne qualité puisqu’elles génèrent plus de visites (voir également notre article sur l’importance de vos photos dans une annonce immobilière), les chiffres de cette étude sont sans doute à prendre avec un peu de recul. Ils sont probablement plus à percevoir comme une confirmation de la tendance que comme une réalité économique chiffrée bien précise. En effet, ils sont assez éloignés d’une précédente étude réalisée elle aussi par RedFin Research  4 ans auparavant (2010) dont voici ci-dessous le résultat :

avantage des photos immobilières professionnelles

Comme on peut le constater dans ce graphique, les gains réalisés sont assez différents de la présente étude. Mais surtout l’avantage financier des photographies professionnelles est conservé pour les biens en dessous de 200.000 $ et au dessous de 1.000.000 $, ce qui n’est plus le cas dans l’étude actuelle. L’ancienne étude me paraît donc finalement plus logique car de belles photographies immobilières devraient toujours garder un avantage dans la vente d’un bien, peu importe son prix de vente. Mais dans tous les cas, on est bien d’accord sur l’avantage d’utiliser des photographies de qualité!

A lire également : comment rendre vos photographies immobilières plus professionnelles

Ajouter un effet rayon de soleil à vos photos d'intérieur

Quand on connait l’importance d’une bonne photographie dans une annonce immobilière (voir notre précédent article) mais que malgré toutes nos incantations le soleil n’a vraiment pas voulu venir à notre rendez-vous, on aimerait bien pouvoir en rajouter soi-même via quelques effets magiques « rayons de soleil »! Ce serait l’idéal pour encourager nos clients potentiels, qui eux aussi sont probablement en manque de soleil, à venir visiter notre magnifique bien immobilier… Mais comment faire?

Il existe quelques méthodes qui permettent de rajouter un effet rayon de soleil mais le résultat n’est pas toujours au rendez-vous ou alors le niveau de complexité est tel qu’il faut être un véritable expert en retouche photographique.

La méthode mise au point ci-dessous me paraît relativement facile pour un résultat assez satisfaisant grâce en grande partie à l’utilisation du logiciel Rays de Digital Film Tools. Ce logiciel est disponible en plugin Photoshop/Aperture/Lightroom (50$ ou gratuit à l’essai) ou encore de manière indépendante sur l’App Store Mac à seulement 9,99€ (une très bonne affaire) mais aussi sur l’App Store iPhone/iPad à seulement 0,99€!

1) Prise de la photo d’intérieur

La photo ci-dessous a été prise une fin d’après-midi d’hiver (février) par temps pluvieux. Pour garantir par la suite le bon traitement de l’image, il est important de réunir les conditions techniques suivantes :

Format de l’image en RAW et non en JPEG (voir notre article « Les formats RAW et JPEG ») afin de pouvoir jouer au mieux par la suite sur l’exposition, éventuellement aussi sur la balance des blancs et surtout ne pas avoir trop de grains sur la photo.

Réglage de l’ISO sur 100, toujours dans l’optique d’obtenir moins de grains sur l’image.

– Privilégiez une faible ouverture (c’est à dire un « f » élevé affiché sur votre appareil étant donné le rapport « 1/f ») afin d’avoir une profondeur de champ maximale et une meilleure netteté des sujets proches et éloignés (f=14 dans le cas présent).

Utilisez un trépied pour éviter de bouger l’appareil photo car le temps de pose sera forcément plus long (3 secondes dans notre cas).

Evitez d’allumer trop de lumières à l’intérieur de la pièce, d’après nos tests c’est plus fastidieux à traiter par la suite et le résultat est généralement un peu moins bon.

Photo originale sans rayons de soleil

 2) Correction logicielle de l’exposition de votre photo

A l’aide de votre logiciel de retouche photo préféré (Photoshop, Lightroom, DxO Optics Pro…), corrigez manuellement l’exposition de votre photo afin d’éclaircir suffisamment la pièce (ci-dessous, compensation de l’exposition +1,5 avec DxO Optics Pro).

photo-interieur-originale-sans-rayon-soleil-correction-exposition

3) Ajout des rayons de soleil avec le logiciel Rays

A l’aide du logiciel Rays de Digital Film Tools, ajoutez l’effet rayon de soleil désiré. Les petites imperfections qui peuvent apparaître pourront éventuellement être corrigées assez facilement par la suite. Le plus important ici est de placer convenablement la source lumineuse afin que les rayons de soleils soient le plus naturel possible. De notre cas il s’agit de placer la source lumineuse afin qu’elle puisse convenablement accentuer les faibles traces de lumière déjà existantes sur le parquet.

ajouter un effet rayon de soleil avec Rays

On note quelques petits effets indésirables de lumières générés automatiquement au niveau du mur à l’extrême droite (les rayons auraient dû s’arrêter juste avant au niveau du rebord) ainsi que de légers effets au niveau du plafonnier suspendu (à sa gauche). Si on est un peu pointilleux, on peut facilement y remédier avec par exemple Photoshop : il suffit de mettre la photo avant l’ajout de rayons de soleil en calque d’arrière plan et la photo avec rayons au dessus du calque afin d’effacer la partie que l’on souhaite voir disparaitre (avec un masque de fusion c’est encore plus simple).

corriger effet rayon de soleil photo

Et voici l’effet de rayon de soleil appliqué sur notre photo :

Effet rayon de soleil ajouté sur la photo d'intérieur

4) Derniers petits réglages facultatifs

Maintenant que vous avez votre photo avec les rayons de soleil, vous pouvez réaliser quelques derniers petits ajustements afin d’essayer de la rendre encore un peu plus réaliste, par exemple un peu plus nette et un peu plus contrastée. Soit avec votre logiciel de retouche habituel, soit avec l’un des nombreux excellents logiciels gratuits (ou presque) disponibles tel que Great Photo Pro, Snapseed, FX Photo Studio, Intensify, Fotor…

Voici un exemple de réglage avec Snapseed (disponible gratuitement sur IOS, Androïd et via Google+) :

– Augmentation de la netteté et de la structure pour un effet un peu plus tranchant :

reglage 1 effet rayon de soleil

– Augmentation du contraste pour un effet un peu plus… contrasté :

reglage 2 effet rayon de soleil

Afin d’obtenir la photo finale suivante :

Résultat final ajout effet rayon de soleil sur photo immobilier intérieur

J’espère que notre didacticiel ne vous a pas paru trop compliqué et que vous pourrez facilement le reproduire sur vos propres photos. Si vous avez d’autres astuces, remarques ou conseils pouvant nous aider à améliorer l’effet rayon de soleil à l’intérieur d’une pièce, n’hésitez pas à nous partager votre expérience, merci!

A lire également : Astuces techniques pour une photo grand-angle réussie

 

 

Sigma 10-20mm 1:4-5.6 EX DC HSM

L’objectif Sigma 10-20 mm F4-5.6 EX DC HSM est un classique des objectifs très grand-angle que j’ai le plaisir d’utiliser. Il fait partie des grands-angles les plus populaires. Il a rencontré un gros succès commercial depuis sa commercialisation en 2005, se décline en de nombreuses versions pour les réflex au format APS-C : Canon, Nikon, Sigma, Sony (Minolta) et Pentax. Son prix est également un atout, il oscille entre 450 et 500 euros. Il pèse 470 grammes, est livré avec un pare-soleil et un étui de rangement de qualité. Sa mise au point se réalise dès 24 cm de distance. En 10 mm, son angle de vue est de presque 110 degrés.

Le but de cet article n’est pas de vous faire un test très détaillé de l’objectif car depuis le temps qu’il existe ces tests sont déjà fort nombreux et bien réalisés (voir quelques liens en fin d’article). Je vais plutôt vous résumer ces tests ainsi que vous partager ma propre expérience.

Etant déjà très satisfait par un objectif de la même marque (le remarquable 50mm F1,4 EX DG HSM que j’utilise pour mes portraits), c’est avec confiance que je me suis tourné vers Sigma pour choisir mon premier très grand-angle. Le fait que sa plage soit comprise entre 10-20mm est également un atout important pour mon usage car cela m’évite de devoir changer d’objectif lors de mes reportages immobiliers.

Avant de l’acheter, j’ai lu plusieurs tests détaillés et visionné de nombreuses photos réalisé par l’objectif. J’ai aussi d’ailleurs pas mal hésité avec son grand frère le Sigma 10-20mm F3.5 EX DC HSM. Ce grand frère à l’avantage technique d’avoir une meilleure ouverture et surtout une ouverture constante entre 10-20mm. Mais en comparant ces 2 objectifs – toujours d’après les tests publiés sur le net – mon choix s’est malgré tout porté vers le Sigma 10-20 mm F4-5.6 EX DC HSM pour les 2 raisons suivantes : (1) la meilleure ouverture du F3.5 m’importait finalement peu car je prends principalement mes photos sur trépied avec une ouverture plus petite afin d’avoir une plus grande profondeur de champs (pour des sujets nets de près comme de loin) et (2) d’après plusieurs tests les comparants, ce n’était pas très évidents de déterminer lequel des deux avait globalement le moins de défauts optiques (netteté, distorsion, vignette, aberration chromatique) et les avis ont même tendance à dire que le  F4-5.6 serait dans l’ensemble un peu plus net et présenterait un peu moins d’aberration chromatique que le F3.5.  En finalité, par rapport à mon utilisation, j’ai donc opté pour le F4-5.6, épargnant aussi par la même occasion environ 150 euros.

On notera aussi une différence technique étonnante pour les moutures Pentax et Sony : l’objectif pour ces deux marques n’est pas HSM (HyperSonic Motor), c’est-à-dire qu’il est moins rapide et moins silencieux lors de la mise au point autofocus. Je possède justement un reflex Pentax (K-5) et dans la pratique cela ne m’a pas dérangé, surtout pour l’utilisation en immobilier ou paysage, la mise au point reste suffisament rapide et silencieuse. Je reste cependant curieux d’obtenir l’explication de cette différence, d’autant plus que l’autre objectif Sigma que j’utilise sur le même boitier Pentax a bien cette fameuse caractéristique HSM.

Personnellement, j’utilise souvent cet objectif en mode ouverture bloqué sur F8. Il y a quand même pas mal de vignettage (les coins de l’image sont plus sombres) mais ce phénomène est présent sur tous les objectifs très grands-angles et heureusement se corrige facilement via logiciel, surtout si l’on a DxO ViewPoint ou DxO Optics Pro et qu’on travaille en plus au format RAW.

Quelques exemples de notes et distinctions obtenues par les tests des critiques et des acheteurs :

  • Dpreview.com : objectif recommandé avec 8/10 (2009)
  • Réponses photo magazine : top achat en 2006 (n°171)
  • Avis général des acheteurs  sur Amazon.com : 4,5/5 sur 595 évaluations de clients (août 2015)
  • American Photo : choix de l’éditeur en 2010
  • Avis général des acheteurs sur bhphotovideo.com : 4,5/5 sur 289 évaluations de clients (août 2015)

D’après les différents tests, on peut conclure que les avantages de cet objectif sont principalement:

  • Sa qualité de construction impressionnante
  • Il présente très très peu d’aberration chromatique
  • C’est l’un des plus grand angle de sa catégorie
  • Il est livré avec son pare-soleil et son étui de rangement
  • Son autofocus est rapide et silencieux (sur HSM)
  • Sa netteté centrale est très bonne
  • Son prix est intéressant

Et ses principaux défauts aussi :

  • Sa netteté est moins impressionnante sur les bords et dans les coins de l’image à grande ouverture. Le résultat optimal de netteté est obtenu dans les plages extrêmes (soit 10 mm soit 20 mm) et avec des ouvertures supérieure à F5.6.
  • Il présente une assez forte distorsion en barillet vers les coins de l’image (2,4%) en très grand-angle à 10 mm de focale. Une distorsion assez complexe qui se transforme en distorsion en coussinet vers les plus longues focales (pic à 1,4% vers 14mm).

Pour résumer, avec ses nombreuses qualités et malgré ses quelques défauts, cet objectif est incontestablement l’un des maîtres-achats de sa catégorie.

Pour terminer, je vous invite à découvrir une série de photos réalisées à l’aide de celui-ci via le lien : 500px.com.

Suggestion de liens pour approfondir le sujet :

Test complet de l’objectif Sigma 10-20 mm F4-5.6 EX DC HSM (en anglais) sur dpreview.com et sur photozone.de

Test comparatif (en anglais) entre le Sigma 10-20 mm F4-5.6 EX DC HSM et le Sigma 10-20mm F3.5 EX DC HSM et d’autres informations également ici (toujours en anglais)

Caractéristiques de l’objectif sur le site de Sigma.

Liens vers Amazon.fr en fonction de votre boitier reflex :

Monture et prix pour 1. Canon / 2. Nikon / 3.Sony / 4. Pentax / 5. Sigma

time-laps-immobilier

Voici ce qui pourait se faire de mieux en matière de présentation immobilière, une vidéo avec des séquences en time-lapse. Habituellement réservée pour des scènes de paysages (voir par exemple 4 vidéos paradisiaques filmées avec un grand-angle), la technique du time-lapse (intervalle de temps en Français) consiste à créer une vidéo à partir d’une grande quantité de photos prises d’un même endroit et à un intervalle de temps précis allant de quelques secondes à plusieurs minutes. Les photos ainsi montées en 24 images/seconde permettent de créer une vidéo ou tout se déroule en accéléré avec des détails surprenants.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce genre de vidéo n’est donc pas issu d’une camera qui a tourné pendant plusieurs heures puis accélérée au montage mais c’est bien l’oeuvre d’un appareil photo numérique. A prix équivalent, on obtient une image de meilleure qualité (meilleur capteur) qu’avec une caméra vidéo et le fait de pouvoir jouer avec les poses longues pour chaque image permet de révéler des détails qu’il serait impossibles à « filmer » autrement : vue derrière une fenêtre, étoiles dans le ciel, détails des nuages… Le fait que l’on peut aussi retoucher avec précision ses photos par la suite (au format RAW de préférence) améliore également la qualité de son film.

L’inconvénient de cette technique reste certainement qu’elle est longue à mettre en place en plus de son matériel qui peut s’avérer couteux. C’est pour cela sans doute que l’on a que trop peu l’occasion d’en voir dans l’immobilier mais il n’empêche que si vous avez besoin de mettre un bien exceptionnel en avant, de manière originale et inhabituelle, l’avantage concurentiel de pouvoir présenter celui-ci dans son environnement vivant (lever du soleil, tombée de la nuit, vie de famille dans le salon ou la cuisine…) devient énorme! De quoi mettre ses concurrents potentiels KO!

Je vous laisse découvrir (en HD de préférence) un exemple étonnant de vidéo immobilière réalisé en time-lapse, produit par Joel Schat, Paul Donnett et Daniel Gogolin (de la société Timedrops Media qui n’existe malheureusement plus) :

Ci-dessous une galerie photo qui vous donnera un aperçu de la manière dont cette vidéo a été réalisée et avec quel type de matériel :

Quel est votre avis sur cette technique appliquée dans l’immobilier? Connaissez-vous des professionnels équipés pour la mettre en pratique? Avez-vous d’autres vidéos dans le style à nous partager? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience dans les commentaires.

importance-photo-annonce-immobiliere

D’après une étude scientifique, 95 % des personnes qui consultent une annonce immobilière passent 20 secondes à regarder la première photo. La première condition pour en arriver là, c’est qu’ils accrochent tout d’abord à votre photo et pour cela vous n’aurez que 2 secondes pour attirer leur attention! D’où l’importance de s’investir un maximum dans la photographie d’un bien immobilier et je dirais d’autant plus si le bien est prestigieux.

Les autres résultats de cette étude démontrent également que :

–  76% regardent ensuite les caractéristiques de la propriété : prix, superficie, nombre de chambres, etc.

– 41% ignorent complètement le texte descriptif de l’annonce : n’oubliez donc pas de photographier les principaux atouts du bien.

– En moyenne, les acheteurs passent 60% de leur temps sur les photos, 20% sur les caractéristiques du bien et 20% sur le texte descriptif.

Pour réaliser cette étude (dont voici le lien vers le rapport complet en anglais), des chercheurs ont mis au point une technologie pour suivre les mouvements oculaires des internautes pendant qu’ils regardent les annonces des propriétés et ont compilé les zones de l’écran fixées par les ceux-ci et le temps passé à chaque endroit.

Un bref rappel de quelques règles élémentaires pour obtenir une photo plus attrayante :

Une photo idéale rendra un espace attirant et accueillant. Les visiteurs doivent pouvoir s’imaginer y habiter avec leurs propres meubles, il est donc important que les effets personnels des occupants en place soient enlevés afin que les lieux semblent le plus neutre possible. Les lumières et les lampes doivent être allumées pour créer une ambiance chaleureuse. Les fenêtres, les murs, les sols et les plans de travail à la cuisine doivent être impeccables, les câbles et les cordons cachés.

Et à propos de l’ordre des photos :

Personnellement j’essaye de disposer les photos de manière à faire découvrir le bien plus ou moins dans le même ordre que lors d’une visite réelle : photo de la façade, du séjour, de la cuisine, des chambres, de la salle de bain, du jardin, du garage et éventuellement des caves. Je suis persuadé que cela permet aux internautes de s’y retrouver plus instinctivement.

 

A lire également : comment rendre vos photographies immobilières plus professionnelles 

 

objectif grand-angle conseils immobilier

6 conseils de base destinés aux agents immobiliers souhaitant obtenir des photographies plus professionnelles.

1) Investissez dans du matériel photographique adapté à votre profession et de qualité : vous aurez beau être le meilleur des photographes, sans un matériel un minimum performant (possibilité de réglages, qualité du capteur, spécificité de votre objectif) vous resterez toujours distancé par ceux qui savent manipuler un matériel de qualité. Pour ne pas vous limiter techniquement, commencez par exemple par investir dans un appareil de type reflex muni d’un objectif suffisamment grand-angle. Un trépied vous sera également d’une grande utilité dans de nombreuses situations.

2) Apprenez à maîtriser la technologie de votre matériel photographique : il ne suffit pas d’avoir du bon matériel, encore faut-il pouvoir l’utiliser. Intéressez-vous à son mode d’emploi de façon approfondie, ne vous contentez pas d’utiliser son mode « automatique », lisez nos premiers conseils techniques adaptés à la photographie grand-angle.

3) Accordez beaucoup d’importance à l’éclairage : maîtrisez l’éclairage de la pièce à photographier afin de créer une ambiance chaleureuse et d’éviter les zones d’ombres. Une bonne condition lumineuse permettra aussi d’augmenter la netteté de la photo et de réduire son « bruit ». N’hésitez pas à allumer un maximum d’éclairages existants, même en plein jour. Au besoin, munissez-vous d’un kit d’éclairage studio pour atténuer les zones d’ombres restantes. Vérifiez votre balance des blancs. N’utilisez pas le flash intégré à votre appareil qui va créer des zones d’ombres disgracieuses à moins de l’utiliser en le combinant avec un flash additionnel externe. Prenez en considération la météo et de l’orientation du bien afin de choisir le meilleur moment pour prendre vos clichés. Utilisez la fonction HDR de votre appareil photographique afin d’obtenir plus de détails entre les zones les plus sombres et les zones les plus claires ou basculez en mode RAW pour une photo que vous ne voulez absolument pas rater.

4) Développez votre coté artistique : « mouillez-vous » personnellement pour donner à quelques-une de vos photos une petite touche d’originalité, sans exagérer bien entendu. Comme il est beaucoup plus facile d’obtenir une photo séduisante avec un bien séduisant, n’hésitez pas à ranger la pièce, retirer des affaires trop personnelles (photos de famille, décorations inhabituelles…). Prenez si possible des photos à différents moments de la journée, par exemple au crépuscule. Lisez nos premiers conseils artistiques adaptés à la photographie grand-angle.

5) Retouchez-vos photos : tous les professionnels y ont recours et surtout les plus talentueux. Ne retouchez pas vos photos dans l’optique de tricher mais bien de la rendre plus fidèle et agréable à l’oeil. Utiliser la retouche par exemple pour éclaircir des zones d’ombres, recadrer, redresser l’horizon, corriger la balance des blancs, corriger les défauts de votre objectif, corriger les perspectives de votre grand-angle, etc. Parmi les logiciels de retouche les plus connus : Photoshop, Lightroom, Aperture mais surtout à mon avis l’un des plus adapté pour les objectifs grands-angles : DxO Optics Pro (voir également notre article Corriger la distorsion optique, la déformation de volume et la perspective de sa photographie grand-angle).

6) Privilégiez la qualité à la quantité : valorisez votre travail et le bien immobilier photographié en ne publiant que vos plus belles photos dans vos annonces. Ne détruisez pas le fruit de votre travail en y mélangeant les photos moins réussies.

 

objectif grand-angle HDR

La photographie HDR, abréviation de « High Dynamic Range », est un ensemble de techniques permettant de dépasser les limites des appareils photographiques afin de créer des images à plus large plage dynamique, c’est-à-dire avec plus de détails entre les zones les plus sombres et les zones les plus claires.

L’œil humain possède une plus grande plage dynamique que celle des capteurs ou pellicules de nos appareils photo, c’est pourquoi on est souvent déçu par une photo comportants d’importants écarts d’ombre et de lumière : on y perd une série de détails que l’on pouvait pourtant distinguer sur place.  Mais grâce à la technique HDR, nous pouvons obtenir une photo très proche de la scène que nous voyons.

Dans l’exemple ci-dessous, une photo non HDR à gauche et son équivalent HDR à droite

comparaison-photo-normale-et-photo-hdr

Comparativement avec la photo normale, sur la photo HDR on distingue plus de nuances dans les zones claires (nuages) ainsi que dans les zones sombres (arbres).

On constate sur la photographie normale un écart de luminosité important entre les arbres et le ciel. Etant donné sa plage dynamique limitée, l’appareil photo a dû faire un compromis pour exposer convenablement l’ensemble de scène. Il a choisi d’éliminer des détails dans les zones les plus claires (sur-exposées) et dans les zones les plus sombres (sous-exposées). Les nuages sont plus blancs et moins contrasté, on y retrouve même de nombreuses « zones cramées » dans lesquelles il n’y a plus d’autres informations qu’un « trou blanc ». Si l’appareil photo avait voulu conserver plus de détails dans les nuages, il aurait dû le faire au détriment des zones sombres et l’on distinguerait encore moins de détails dans les arbres. Voilà pourquoi, sur certaines photos on se retrouve parfois avec un ciel tout blanc alors qu’il était pourtant bien bleu.

Pour réaliser une photographie HDR avec tous les éléments de la scène correctement exposés, il faut apporter plus d’informations sur les zones sombres et les zones claires. Cela se fait par l’apport de photos sous-exposées et sur-exposées qui vont être combinées en une seule photo. On peut réaliser autant de photos que nécessaire pour capturer tous les tons sombres et les tons clairs. Techniquement, pour réaliser une photo HDR, il faut donc prendre le meilleur de plusieurs photos exposées différemment.

Voici les 3 clichés qui ont permis d’obtenir la photo HDR :

assemblage-photo-hdr

La première a été volontairement sous-exposée (à-1,3) afin de conserver le détail des zones claires. Il n’y a pas de « zones cramées » mais on ne distingue rien dans les arbres. La seconde est celle qui est exposée normalement (la non HDR avec laquelle on compare la photo HDR) et la troisième est celle qui a été sur-exposée (à+1,3) afin de conserver le détail des zones sombres. On y distingue pas mal de « zones cramées » parmi les nuages.

A qui s’adresse la photographie HDR?

La photographie HDR d’adresse à tous les amateurs de photographie mais pour photographier des sujets relativement immobiles étant donné que minimum 3 photos doivent se « superposer ». Elle fait la joie de nombreux artistes de par ses nombreux filtres très variés (réalistes, impressionnistes,…) pouvant être appliqués lors de la conversion en HDR. Les architectes et les agents immobiliers en sont également partisans afin de présenter leur bien dans les meilleurs conditions de luminosité, cela leur permets par exemple de distinguer une scène extérieure (jardin) au travers la fenêtre d’une pièce intérieure qui est moins bien éclairée.

2 possibilités s’offrent à vous pour commencer la photographie en HDR :

  1. Configurer votre appareil photo sur le mode HDR : il prendra lui même 3 photos (ou plus) les unes à la suite des autres qui seront fusionnées selon son algorithme pour en faire une seule HDR.
  2. Prendre vous même les photos exposées différemment (avec le mode bracketing par exemple) et les assembler pour en faire une photo HDR avec l’un des nombreux logiciels spécialisées (Photomatix Pro, Fusion HDR Pro pour Photoshop, Luminance HDR…)

Pour conclure, quelques conseils pour bien débuter en HDR :

  1. Prenez vos photos à l’aide d’un trépied en utilisant le retardateur ou à défaut un bon appui afin d’obtenir des images ayant exactement le même cadrage
  2. Prenez vos photos rapidement les unes après les autres afin d’éviter tout changement de scène (lumière, sujet en déplacement…)
  3. Prenez vos photos en conservant la même ouverture (mode Av sur de nombreux reflex) pour ne pas faire varier la profondeur de champ sur les différentes images qui vont composer votre photo HDR.
  4. Si vous travailler avec un trépied, régler la sensibilité de l’appareil à 100 ISO afin de minimiser le bruit car les algorithmes de montage HDR sont souvent déjà générateurs de bruit.
  5. Prenez vos photos en RAW et non en Jpeg : les photos en RAW (sans compression) vous permettrons d’affiner vos paramètres au développement avant de lancer le processus HDR, notament au niveau de la balance des blancs.

Et une dernière astuce…

Il n’est pas possible de prendre un photo HDR d’un sujet trop en mouvement mais à condition de prendre votre photo au format RAW, certain filtres post-traitement (Photoshop, DxO Optics Pro,…) pourront vous procurer un résultat parfois très similaire.

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